La face cachée du lait

La face cachée des produits laitiers.

Pourquoi buvons-nous du lait? Quels sont les impacts de notre consommation de produits laitiers sur les animaux, l’environnement et notre santé? Comment justifier l’exploitation des animaux qui en produisent et les souffrances dont ils sont victimes?

Les problèmes éthiques de notre consommation de produits laitiers

Une production artificielle, pas naturelle

Seuls les mammifères (les animaux qui « portent des mamelles ») femelles produisent du lait. Celui-ci sert à nourrir les bébés jusqu’au sevrage. Pour que les humains collectent du lait de manière prévisible et en grande quantité, il faut donc forcer les femelles à tomber enceinte. 

Or les reproductions n’ont rien de naturel. Le processus débute par la sélection génétique des animaux reproducteurs. Celle-ci est basée sur des critères de rentabilité : les animaux doivent être suffisamment fertiles et produire beaucoup. Les animaux sont sélectionnés par des entreprises spécialisées qui élèvent des taureaux et des vaches dans le but de tester leurs performances selon un protocole prédéfini. La semence des mâles les plus performants est récoltée en faisant intervenir un mâle castré et un vagin artificiel, puis elle est conditionnée et revendue aux éleveurs. 

Les vaches destinées à produire du lait sont inséminées artificiellement. On les attache fermement pour qu’elles ne bougent pas, on vide leur rectum pour manipuler le vagin sous-jacent dans lequel on introduit le « pistolet » contenant la semence mâle. Ces pratiques ne s’apparentent-elles pas à un viol?

Des bébés arrachés à leur mère

Après 9 mois de gestation, la vache ne pourra pas prendre soin de son veau. En effet, on le sépare de sa mère quelques heures après sa naissance. Les veaux femelles sont destinés au renouvellement du cheptel. Les veaux mâles sont tués, ou élevés pour leur viande. Cette séparation cause un stress intense au veau et à sa mère.

Les vaches peuvent meugler pendant des jours, ce qui montre leur détresse émotionnelle. De plus, la séparation peut provoquer des problèmes de santé comme des mastites, c’est-à-dire des inflammations des mamelles. 

De nombreux témoignages, obtenus notamment en caméra cachée, attestent de la violence avec laquelle on enlève les bébés veaux : ils sont jetés à terre, trainés par une patte ou une oreille, et balancés dans les véhicules de transport. Ces violences sont communes et systémiques. 

Les veaux sont privés de l’attention maternelle dont les bébés ont besoin et sont hébergés dans cages individuelles, ce qui entraîne de l’anxiété et des comportements anormaux. Ils n’ont pas de contacts sociaux, ne peuvent pas adopter de postures confortables et naturelles (tête retournée et pattes étirées), ne peuvent pas jouer, courir, explorer leur environnement. Ces privations provoquent des stéréotypies, c’est-à-dire des comportements anormaux en réponse à une situation difficile, comme des léchages excessifs, des roulements de la langue et des mouvements répétitifs. De plus, ils ne peuvent accéder qu’à une petite partie de leur corps et donc ils la lèchent de façon excessive, ce qui bloque le rumen par accumulation d’une quantité importante de poils. En outre, le confinement en cage entraîne des problèmes de thermorégulation (impossible d’écarter ses pattes pour réguler la chaleur corporelle) et une incapacité à échapper aux perturbations comme l’approche des humains ou de bruits qui leur font peur.

La violence est souvent utilisée pour gaver les veaux avec du lait en poudre qui se substitue au lait maternel et à une alimentation normale. D’ailleurs les bébés reçoivent souvent une quantité de colostrum insuffisante pour leur éviter de ressentir la faim. De plus, pour produire une viande de veau blanche, leur nourriture est appauvrie en fibre et en fer ce qui entraine une anémie et des ulcères du tube digestif. 

En outre, les empêcher de téter leur mère, même si on leur fournit une quantité de lait suffisante dans un sceau, créé un sentiment déplaisant de frustration car ce comportement a un rôle important d’un point de vue évolutif. L’impossibilité de répondre à ce désir fort de téter déclenche des comportements anormaux. 

D’autres maltraitances affectent le bien-être des veaux. La pose d’une étiquette d’identification sur l’oreille est douloureuse, mais la douleur est encore plus intense lorsqu’ils sont marqués au fer rouge, ou sont écornés. L’écornage consiste à brûler, au fer rouge chauffant à 600°C° ou par voie chimique avec de la soude caustique, la corne de l’animal. Néanmoins, la peau autour de la corne est elle aussi brûlée. Les raisons évoquées par les éleveurs pour pratiquer l’écornage est d’éviter de se faire blesser par les animaux lors des manipulations, et que les animaux ne se blessent  pas entre eux lorsqu’ils sont en groupe. Ces opérations provoquent de fortes douleurs pendant longtemps, d’autant plus qu’elles sont généralement réalisées sans anesthésie et que les animaux ne bénéficient pas de médicament anti-douleur. Une étude a montré que beaucoup d’éleveurs reconnaissent les douleurs engendrées par l’écornage mais négligent le bien-être des animaux pour augmenter leur production.

Enfin, pendant et après le transport vers l’abattoir, les veaux souffrent de privation de nourriture et d’eau, de maladies, de blessures, et de stress causé par les manipulations violentes, la mixité avec d’autres veaux et des environnements nouveaux. Le transport jusqu’à l’abattoir peut se faire sur des milliers de kilomètres pendant des jours.

Pour fabriquer les produits laitiers, le veau est séparé de sa mère.

Des souffrances inévitables

Les conditions dans lesquelles sont détenues les vaches laitières ne peuvent pas leur assurer un niveau de bien-être suffisant. Des hébergements mal structurés peuvent conduire à tout un panel de problèmes de santé qui sont aggravés par le nombre élevé des animaux confinés au même endroit. Des chaînes trop courtes et des stalles trop étroites empêchent les vaches de bouger normalement et confortablement. De même, les vaches s’abstiendront de se coucher si le sol est humide, sale et dur. 

Dans ces conditions, les animaux développent des boiteries qui résultent de douleurs dans la patte ou le pied, et des blessures aux jarrets et aux genoux. Celles-ci sont courantes dans les élevages et affectent entre 30% et 80% des vaches. Pourtant, les éleveurs ont tendance à sous-estimer leur prévalence dans leur ferme, même en réalisant un suivi quotidien des animaux. De plus, les boiteries apparaissent même dans les bâtiments les plus adaptés. Ces douleurs ressenties au niveau des pattes affectent de façon importante le bien-être des vaches, et confiner de nombreux animaux au même endroit ne fait qu’aggraver les problèmes. 

Les inflammations des mamelles, ou mastites, sont également fréquentes chez les vaches laitières. Elles peuvent affecter la moitié des animaux d’un élevage. Les mastites sont extrêmement douloureuses. Elles sont provoquées par une hygiène insuffisante lors de la traite et d’autres facteurs liés à la gestion des animaux. 

De nombreuses études montrent que les vaches qui produisent beaucoup de lait ont plus de risques de développer des boiteries, des mastites et d’autres problèmes de santé, dont une baisse de la fertilité. Or les races de vaches laitières sont sélectionnées génétiquement de façon à  maximiser leur production de lait ; les problèmes de santé sont donc inévitables. D’ailleurs, cette sélection génétique ne tient pas compte des besoins importants de ces animaux en fibres. En effet, leur nourriture comporte principalement des céréales et des protéines pour qu’elles produisent beaucoup de lait.  

L’énergie nécessaire à la production de lait est élevée, donc forcer ces vaches à tomber enceinte une fois par an les épuise rapidement. A cinq ans environ, ces machines-productrices-de-lait deviennent obsolètes et sont envoyées à l’abattoir. Une vache peut pourtant vivre jusque 20 ans.

La production de produits laitiers est la cause de nombreux problèmes de santé pour les vaches.

Le cauchemar des abattoirs

Quand les machines-laitières sont trop fatiguées par leurs gestations multiples et leur exploitation, elles sont réformées, c’est-à-dire envoyées à l’abattoir. De nombreux facteurs dont le tempérament, l’âge et le sexe de l’animal, l’expérience et l’attitude des conducteurs de camions de transport et des employés de l’abattoir, les facteurs climatiques et météorologiques, les types de bâtiments et d’équipements, la présence d’animaux inconnus, ainsi que les bruits et les odeurs de leurs congénères, provoquent un stress émotionnel et physiologique important chez les animaux, et ce à toutes les étapes de leurs derniers instants de vie. Ces étapes comprennent les manipulations à la ferme, le chargement dans le camion, le transport, le déchargement à l’abattoir, l’attente, les manipulations à l’abattoir, l’étourdissement, la mise à mort. 

Les conditions de transport des animaux des fermes aux abattoirs sont extrêmement choquantes. Les vaches peuvent se blesser si la rampe est glissante ou trop petite. De plus, les éleveurs et les employés des abattoirs font preuve de brutalité pour faire monter et descendre les animaux des camions car les manipulations doivent être réalisées le plus rapidement possible. Le sol, la ventilation et le mauvais design des camions sont des sources d’inconfort. De même que des compartiments surabondants ou sous-abondants, une conduite inadaptée, des conditions trop chaudes, trop froides ou trop venteuses, des transports longs et souvent sans arrêts pour boire ou manger.

L’acte de mise à mort ne se fait pas sans douleur. La cadence infernale des mises à mort ne garantit pas que l’étourdissement soit effectivement réalisé, d’autant plus que les pistolets d’abattage peuvent mal fonctionner ou être mal utilisés. D’autre part, il n’y a pas d’étourdissement dans les abattoirs halal ou casher. Or si l’animal n’est pas étourdi, il ressent une douleur extrême jusqu’à deux minutes après que sa gorge ait été tranchée.

Enfin, des témoignages d’employés relatent que de nombreuses vaches sont tuées alors qu’elles sont enceintes. Les bébés tombent au sol quand on ouvre le corps de la mère, alors qu’ils sont conscients…

Peut-on garantir le bien-être de ces animaux-machines-à-lait?

Les vaches ont des systèmes de régulations biologiques complexes, élaborent des relations  sociales, et ont des capacités cognitives sophistiquées. Alors comment leur assurer un bien-être optimum dans des conditions d’exploitation, de domination, d’incarcération? 

Plusieurs études montrent que les personnes travaillant en production animale se soucient moins du bien-être animal que le public. De plus, dans le premier cas, la notion de bien-être est associée au fonctionnement biologique des animaux, de leur santé et de leur gestion, alors que pour le public, les aspects relatifs à la qualité de vie des animaux, tels que l’accès aux pâturages, un espace de vie assez grand, l’état émotionnel et physique des animaux et la possibilité d’exprimer des comportements naturels, sont importants. 

En outre, des études montrent que les étudiants en dernière année d’école vétérinaire ont tendance à avoir moins d’empathie pour les animaux de ferme que pour les autres animaux. Ces résultats inquiétants interrogent sur la capacité des vétérinaires à promouvoir un niveau de bien-être suffisant auprès des fermiers et des autres acteurs de la filière production animale.

Le bien-être des vaches et des veaux, mais aussi des autres espèces exploitées pour leur lait comme les chèvres et les brebis, est compromis à toutes les étapes de production, et donc tout au long de leur vie. Mais même si les conditions d’élevage étaient optimales, sans stress, sans blessures, sans douleurs, sans antibiotiques, sans pesticides, sans OGM, comment justifier toutes les atrocités commises lors de leur abattage? Comment évoquer le bien-être d’animaux que l’on égorge puis que l’on découpe? N’y a t-il pas ici un contresens?

Comment garantir une vie agréable à ces animaux-machines qui ont des objectifs de production, des objectifs de rentabilité, car ils ne servent qu’à produire le plus de lait et de viande possible au cours de leur courte et triste existence? Comment justifier moralement le fait de créer des animaux, de les priver de leur vie, de les faire souffrir puis de les tuer, pour nous emparer de leur chair et de leur lait, dont nous n’avons même pas besoin pour vivre? La vie des animaux non-humains est t-elle conditionnée à la seule utilisation que nous en faisons, ou a t-elle une valeur intrinsèque?

 

 

La production de produits laitiers ne respecte pas le bien-être des animaux.

Les impacts environnementaux de l’industrie laitière 

L’industrie laitière fait partie des industries alimentaires les plus polluantes. L’eau, les sols et l’air sont fortement impactés. 

Parmi les industries de transformation des aliments, l’industrie laitière est celle qui utilise le plus d’eau. Le lait brut est produit et collecté par les producteurs puis est envoyé à l’usine de transformation. Les eaux usées sont générées à toutes les étapes de fabrication à partir de l’eau provenant des barils de lait, du lavage des salles, des bouteilles, des tanks et des équipements. Ces eaux usées contiennent des polluants tels que de la matière organique soluble, des nutriments, des graisses, des chlorures, des sulfates, du lactose, des germicides, des détergents et d’autres substances chimiques. Tous ces polluants ont une incidence importante sur la qualité des eaux. 

Les études montrent que les zones où sont implantées les élevages laitiers sont caractérisées par une forte concentration d’azote, de bactéries pathogènes et d’autres éléments provenant des excréments des animaux et des sous-produits laitiers et qui contaminent les sols, les nappes phréatiques, les lacs et les rivières. Par exemple, le lactosérum est un sous-produit issu de la fabrication du fromage qui contient beaucoup de lactose, d’azote et de phosphore. Le lactose est hautement polluant car il peut modifier les conditions physico-chimiques du sol et réduire la disponibilité de l’oxygène dans l’eau. L’azote est toxique pour les animaux humains et non-humains, surtout les nourrissons. De plus, l’azote et le phosphore favorisent l’eutrophisation des eaux et donc une croissance excessive de microorganismes et de plantes aquatiques, ainsi qu’une forte mortalité des poissons. 

D’autre part, l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages est problématique. Les antibiotiques sont fréquemment utilisés pour traiter les mastites des vaches, des infections courantes en raison de la forte pression de sélection génétique exercée sur les animaux pour produire des quantités de lait anormales. Par conséquent, des traces d’antibiotiques et les gènes de résistance aux antibiotiques se retrouvent dans les excréments des animaux. Ces derniers représentent un réservoir important de dissémination de ces gènes. Ceux-ci contaminent les produits alimentaires d’origine animale et l’environnement. Les élevages constituent donc une menace importante pour l’environnement et la santé humaine. 

En outre, la décomposition des matières organiques produit des odeurs nauséabondes et persistantes autour des élevages et impactent les paysages naturels. 

Enfin, l’industrie laitière est un des principaux facteurs responsables du dérèglement climatique. L’agriculture est responsable de 11 % des émissions de gaz à effet de serre de l’Union Européenne et près de 80 % de ceux-ci sont imputables au secteur de l’élevage, dont le secteur laitier. Les élevages laitiers contribuent au dérèglement climatique à toutes les étapes de production. Cependant, les principales émissions de gaz à effet de serre ont lieu dans les fermes surtout via la fermentation entérique des vaches et la manipulation du fumier qui produit énormément de méthane et de protoxyde d’azote. La production de fourrage, l’utilisation d’engrais, les diverses opérations réalisées à la ferme comme la traite, le stockage du lait, le transport, le conditionnement et la vente des produits laitiers sont d’autres sources d’émissions de méthane, de protoxyde d’azote et de dioxyde de carbone.

 

Les produits laitiers sont un des principaux facteurs du dérèglement climatique.

Les produits laitiers ne sont pas bons pour la santé

Contrairement à l’image de produits naturels et sains propagée par les lobbys, le lait et les produits laitiers sont au contraire néfastes pour la santé humaine.

Premièrement, les produits laitiers contiennent plusieurs contaminants comme des antibiotiques, des pesticides, des polychlorobiphényles (PCBs), des dioxines et des métaux lourds. La résistance aux antibiotiques provoquée par l’utilisation excessive et inappropriée d’antibiotiques en élevage entraîne la mort de dizaines de milliers de personnes en Europe par an. Les toxines et les métaux lourds s’accumulent dans l’organisme et à terme peuvent provoquer des maladies, des cancers et endommager les systèmes immunitaire, nerveux et reproducteur. 

Deuxièmement, le lait et les produits laitiers sont les principales sources alimentaires de graisses saturées et de cholestérol. Un régime riche en graisses saturées et en cholestérol augmente le risque de maladies cardio-vasculaires. A cet égard, le fromage est un aliment dangereux car il contient un taux de matières grasses élevé. 

Troisièmement, les produits laitiers contiennent du lactose, un sucre. Les nourrissons et les enfants produisent des enzymes capables de le digérer, mais après le sevrage, nous n’avons plus besoin de lait et perdons cette capacité. C’est pourquoi l’intolérance au lactose est une maladie courante chez les personnes consommatrices de produits laitiers. 

Quatrièmement, de nombreuses études médicales montrent que les hormones, telles que les oestrogènes, la progestérone, la prolactine et les corticostéroïdes, présentes dans les produits laitiers sont liées à l’apparition de cancers. Les hormones sont contenues naturellement dans tous les produits d’origine animale car ils sont synthétisés par l’organisme. Une consommation régulière de ces produits est corrélée avec le cancer de la prostate chez les hommes. De plus, les taux élevés de graisse et d’hormones présents dans le lait et les produits laitiers sont liés à l’apparition du cancer du sein. Les femmes consommant un verre de lait par jour ont un risque accru de 30% de développer un cancer du sein ; ce chiffre passe à 80% avec 2 ou 3 verres par jour. De plus, parmi les femmes ayant eu un cancer du sein, celles qui consomment au moins une portion de fromage, de glace ou de lait entier par jour augmentent leur risque de mourir suite au cancer de près de 50%. En outre, le risque de développer un cancer de l’utérus augmente avec la consommation de produits laitiers chez les femmes ménopausées. Enfin, les hormones du lait réduisent la fertilité chez les femmes. 

Cinquièmement, les recherches ont établit un lien entre la consommation de produits laitiers, et le développement de diabètes de type I, de l’autisme et de la maladie de Parkinson.

Sixièmement, les produits laitiers sont une des principales causes d’apparition d’acné chez les adolescents. L’acné est une maladie de peau qui touche 85% des jeunes occidentaux, alors qu’elle est absente dans les pays qui ne consomment pas ces produits. 

Septièmement, contrairement aux affirmations de l’industrie laitière, une consommation régulière de lait à l’adolescence ne diminue pas le risque de fracture des os à l’âge adulte. Ainsi, les recommandations nationales indiquant que le calcium contenu dans le lait est favorable au bon développement des os sont erronées. En effet, les méta-analyses testant les liens entre le calcium d’origine alimentaire ou pris en complément montrent que ce calcium ne diminue pas le risque de fracture des os. En d’autres termes, boire du lait et manger du fromage n’a pas d’effet sur la prévention du risque de fracture et d’ostéoporose. Au contraire chez les hommes adultes, le risque de fracture de la hanche serait accru de 9% par verre de lait consommé par jour pendant l’adolescence. En effet, même si les produits laitiers renforcent la masse des os, ils augmentent aussi leur taille, favorisant ainsi le risque de fracture.

Huitièmement, consommer des produits laitiers réduit l’espérance de vie. Une hausse de la mortalité est observée chez les femmes à partir de 1 ou 2 verres de lait par jour, et chez les hommes à partir de 2 à 4 verres par jour. Les chercheurs pensent que les composants du lait créent un stress oxydatif toxique pour les cellules.  

Conclusion

Les produits laitiers peuvent être remplacés par des alternatives végétales.

Influencés par les lobbys de l’industrie laitière, la consommation de produits laitiers est ancrée dans nos habitudes, voire de notre culture. Pourtant, elle pose de nombreux problèmes graves, tant sur le plan de l’éthique animale qu’au niveau de l’environnement et de la santé humaine. De plus, elle n’est ni naturelle, ni nécessaire, ni normale.

Dès lors, comment justifier moralement la consommation de ces produits? Par goût, habitude, tradition, praticité? Mais ces raisons sont-elles suffisantes? Quel poids pèsent-elles sur notre échelle de valeurs si on considère touts les impacts des produits laitiers sur les animaux, l’environnement et notre santé?

En remplaçant les produits d’origine animale par des produits d’origine végétale, nous faisons un geste significatif pour les animaux, pour la nature, pour nous, pour nos proches.

 

Références 

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Bolland, Mark J et al. 2015. Calcium intake and risk of fracture: systematic review. BMJ (Clinical research ed.), vol. 351 h4580.

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Greg Thoma, Jennie Popp, et al. 2013. Greenhouse gas emissions from milk production and consumption in the United States: A cradle-to-grave life cycle assessment circa 2008. International Dairy Journal,Volume 31, Supplement 1, Pages S3-S14

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