7 villes qui agissent pour la condition animale

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La condition animale prend de l’essor en France. En effet, les projets en faveur de la protection des animaux en ville se multiplient. Nous avons sélectionné les 7 villes qui agissent le plus en faveur du bien-être animal, en nous basant, entre autre, sur le site Politique & Animaux de l’association L214. Celle-ci a établi un baromètre de la condition animale pour classer les villes (mais aussi les élus) en fonction de leurs actions en faveur des animaux. Les initiatives décrites ci-dessous ne sont pas exhaustives. Elles montrent néanmoins qu’il est possible de créer des villes où les relations entre les humains et les animaux sont pacifiées.

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1. Grenoble

En matière de condition animale, Grenoble se démarque par ses nombreuses initiatives. 

Outre la mise en place de campagnes de sensibilisation pour responsabiliser les propriétaires de chiens, pour aider les personnes précaires et pour lutter contre les maltraitances animales, la ville prévoit de créer un cimetière et un crématorium pour animaux. Ce projet, même s’il n’a aucun effet direct sur le bien-être des animaux, est hautement symbolique. En effet, il reconnaît la valeur intrinsèque de la vie de nos compagnons, et donc leur individualité. 

La ville s’investit aussi pour le bien-être des chats errants en menant des campagnes de stérilisation et identification, et par la construction de chatipis, véritables refuges pour les chats des rues. 

D’autre part, les pigeons, surmulots et rats, espèces généralement perçues comme indésirables par le public, sont considérées comme des co-habitants et font l’objet de plans de gestion respectueux de leur bien-être. Pour ces animaux, la ville constitue leur habitat. Nous avons donc la responsabilité de cohabiter pacifiquement avec eux, d’autant plus que leur présence et leur abondance sont liées à nos activités. 

De plus, Grenoble promeut une alimentation végétale dans les cantines. Cette initiative est cruciale puisque l’élevage et la pêche sont responsables du plus grand nombre de cas de maltraitances animales : 70 milliards d’animaux terrestres et 1000 milliards d’animaux marins sont tués par an dans le monde. En outre, les conséquences écologiques de l’élevage sont désastreuses : réchauffement climatique, destruction d’habitats naturels, disparition d’espèces animales.

Enfin, la ville s’engage contre l’exploitation des animaux dans les spectacles et dans les laboratoires en refusant les cirques utilisant des animaux et en prévoyant d’éviter les produits testés sur les animaux dans les commandes publiques. 

 

2. Strasbourg

La ville de Strasbourg a depuis 2015 créé un groupe de travail composé d’une trentaine d’associations pour répondre aux enjeux de l’animal en ville. La ville s’engage notamment pour une gestion douce des populations de pigeons avec le projet d’installer des pigeonniers contraceptifs. Ceux-ci permettent de maîtriser les naissances en stérilisant les oeufs. Cette méthode est bien plus éthique que de capturer puis de tuer les animaux, parfois dans des conditions pénibles comme cela a été le cas en AOUT? 2022 à Caluire…… LIEN VERS VIDEO, par exemple. 

De plus, la ville s’investit pour les chats errants, et facilite l’intégration des chiens de toutes races en ville, notamment dans les parcs et les transports en commun. 

Strasbourg s’engage contre l’exploitation animale en refusant les cirques avec animaux. De plus, elle affichant sa volonté d’exclure l’élevage intensif de la commande publique, et d’instaurer une journée végétarienne hebdomadaire dans les cantines scolaires et une option végétarienne quotidienne dans les cantines scolaires et municipales.  

 

3. Montpellier

La ville de Montpellier est précurseur dans l’intégration de la condition animale en ville. Le Conseil municipal a adopté un vœu demandant une interdiction nationale des cirques détenant des animaux, et la ville n’en accueille plus sur son territoire. En 2020, la ville a été la première à accueillir le cirque sans animaux d’André-Joseph Bouglione pour la création de son spectacle 100 % humain. 

La ville promeut également une alimentation végétale dans les cantines scolaires avec la mise en place d’une journée végétarienne ou végétalienne hebdomadaire ou encore l’instauration d’une alternative quotidienne végétarienne et/ou végétalienne.

De plus, Montpellier a le projet de créer un hôpital pour les animaux sauvages dans la commune avec l’objectif de les relâcher une fois soignés. Ce projet est important car les centres de sauvegarde pour la faune sauvage sont débordés partout en France, et les animaux sauvages sont souvent laissés sans soins, faute de centres à proximité. 

La commune s’engage aussi à prendre en charge les soins vétérinaires des animaux malades ou blessés, sans propriétaire, et de financer un chenil social et solidaire. Ces initiatives permettent à tous les animaux domestiques, y compris les plus défavorisés, de profiter de leur droit à ne pas souffrir de maladies ou blessures, une des libertés fondamentales du bien-être animal.

Enfin, la ville a voté a résiliation des conventions d’autorisation de chasse sur les terrains communaux. La France est le pays européen où l’on chasse le plus d’espèces (y compris des espèces protégées), le plus longtemps à l’année et par semaine. Ainsi, environ 30 millions d’individus sont tués chaque année par les chasseurs. Limiter cette pratique est donc une belle avancée pour la protection des animaux.

 

4. Paris

La ville de Paris, de par sa taille et son statut de capitale, doit montrer l’exemple en matière de condition animale. Les initiatives se multiplient, même s’il existe bien sûr une marge de progrès.

La ville renforce la place des animaux de compagnie en ville, notamment par des actions de sensibilisation en faveur des chiens. Elle organise aussi des campagnes de stérilisation et d’identification des chats errants.

De plus, une option végétarienne quotidienne est proposée dans toutes les cantines scolaires, ainsi que deux journées végétariennes hebdomadaires. Cette action est déterminante pour sensibiliser les jeunes à l’alimentation végétale. 

La ville affiche aussi sa volonté de faire reculer l’élevage intensif en souhaitant exclure les pires pratiques de pêche dans sa commande publique et la restauration collective. 

En outre, Paris a adopté en conseil municipal un vœu demandant une interdiction nationale des cirques détenant des animaux sauvages et n’en accueille plus sur son territoire.

Enfin, elle souhaite intégrer la faune sauvage et liminaire (pigeons, rats, etc.) dans une démarche de coexistence pacifique, par exemple en voulant exclure les pratiques létales de gestion des populations d’animaux sauvages.

 

5. Lyon

La ville de Lyon s’implique pour la condition animale à travers plusieurs mesures décrites dans son plan d’action en faveur du bien-être animal.

D’abord, elle mène des campagnes de stérilisation et d’identification des chats errants. Cette initiative agit directement sur le bien-être des individus félins, mais renforce aussi la protection de la biodiversité, les chats prédatant de nombreux animaux sauvages. 

En outre, elle affiche sa volonté d’agir contre l’élevage intensif en excluant de la commande publique des produits issus d’élevages intensifs d’animaux terrestres (sans accès au plein air) et des produits issus d’élevages piscicoles.

De plus, une option végétarienne quotidienne est proposée dans toutes les cantines scolaires, ainsi que deux journées végétariennes hebdomadaires.

Enfin, elle mène des actions de sensibilisation auprès des restaurateurs et du grand public pour encourager le développement de l’alimentation végétale.

 

6. Bordeaux

La ville de Bordeaux multiplie les actions en faveur de la condition animale.

Elle mène des campagnes d’identification et de stérilisation des chats errants, en collaboration avec les associations locales.

Elle a aussi affirmé son engagement contre l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques. Le Conseil municipal a voté une transition vers les cirques sans animaux sauvages et un accompagnement pour les professionnels.

De plus, une option végétarienne quotidienne est proposée dans toutes les cantines scolaires, ainsi que deux journées végétariennes hebdomadaires.

En outre, elle mène des actions de sensibilisation auprès des restaurateurs et du grand public pour encourager le développement de l’alimentation végétale.

Enfin, suite à une enquête menée auprès de 1700 personnes, elle a créé un comité de l’animal en ville. Celui-ci préconise un plan de gestion non-létal des populations des animaux liminaires, comme les pigeons et les rats, lorsque ceux-ci sont susceptibles d’occasionner des nuisances pour les habitants.

 

7. Besançon

La ville de Besançon s’engage, aux côtés d’associations, à contrôler la population des chats errants. Les campagnes consistent à capturer les chats errants, les transporter chez les vétérinaires, les faire stériliser et identifier puis à les remettre en liberté sur le lieu de capture.

De plus, le Conseil municipal a adopté un vœu demandant une interdiction nationale des cirques détenant des animaux et une motion interdisant ces cirques sur la commune. 

Besançon est également déterminée à exclure les produits testés sur les animaux de la commande publique.

En outre, la commune affiche sa volonté d’exclure l’élevage intensif de la commande publique, c’est-à-dire les produits issus d’abattage sans « étourdissement », les produits issus d’abattage avec « étourdissement » au CO₂ des cochons, les produits issus d’abattage avec suspension des « volailles » conscientes et les produits issus d’élevages piscicoles.

 

Conclusion

Dans de nombreuses villes françaises, les projets en faveur de la condition animale se multiplient. La plupart des initiatives concernent les animaux de compagnie, notamment la cohabitation avec les chiens et les chats errants, et les cirques avec animaux. Cependant, les prises de position en faveur du développement de l’alimentation végétale dans les cantines scolaires et municipales sont encourageantes. Elles suivent l’évolution de notre société qui est majoritairement opposée aux maltraitances animales engendrées par l’élevage intensif. D’autres mesures doivent aussi se généralisées. Par exemple, la régulation des animaux liminaires par des méthodes létales est encore prédominante alors que des solutions éthiques permettent la coexistence de toutes les espèces animales, y compris la notre, en ville.   

 

Références

  • https://www.grenoble.fr/2371-bien-etre-et-condition-animale.htm
  • https://www.strasbourg.eu/les-animaux-en-ville
  • https://www.montpellier.fr/2822-animalenville.htm
  • https://www.paris.fr/pages/les-animaux-a-paris-6287
  • https://www.lyon.fr/cadre-de-vie/animaux-dans-la-ville
  • https://www.bordeaux.fr/p148468/la-condition-animale
  • https://www.grandbesancon.fr/infos-pratiques/environnement/biodiversite/condition-animale
  • https://www.politique-animaux.fr/villes