
Adopter vs acheter un animal de compagnie? Voici pourquoi adopter est la solution la plus éthique.
1. Des problèmes éthiques liés à l’élevage d’animaux de race
Les animaux issus des élevages, même s’ils sont traités avec soin, restent des produits à vendre, évalués selon leur race, leur apparence et leur rentabilité.
Leur apparence est soigneusement sélectionnée par les éleveurs qui créent des races spécifiques pour répondre à la demande du marché.
Or le fait de mettre un prix sur une vie animale dénature sa valeur, qui devrait être intrinsèque plutôt que basée sur sa capacité à satisfaire les désirs humains.
Ainsi les animaux de compagnie sont souvent considérés comme des objets, plutôt que comme des êtres vivants avec leur propre valeur intrinsèque. D’ailleurs l’animal de compagnie est définit juridiquement comme un « animal détenu par l’homme pour son agrément ».
D’autre part, les conditions de vie de nombreux animaux élevés pour la vente sont parfois choquantes, avec des animaux élevés de façon intensive, entassés dans des cages minuscules et malsaines, mal nourris et sans soins médicaux adéquats.
2. Des problèmes de santé liés à l’élevage d’animaux de race
La sélection génétique intensive pour produire des animaux conformes aux standards de chaque race entraîne des problèmes de santé et de bien-être chez les animaux, tels que des troubles respiratoires, des problèmes de mobilité et des maladies génétiques.
Par exemple, les races de chiens brachycéphales, comme les bouledogues français et les carlins, sont souvent confrontées à des problèmes respiratoires en raison de leur crâne court et de leur nez plat.
Les races de chats persans peuvent souffrir de problèmes oculaires, tandis que les races de chiens tels que les labradors peuvent être prédisposées à l’obésité et à l’arthrite.
De plus, de nombreux problèmes existent dans certains élevages. Le confinement des animaux augmentent le risque de transmission de maladies propres à l’espèce considérée, comme la péritonite infectieuse féline, une maladie grave fréquente dans les élevages de chats, et de zoonoses.
Tous ces problèmes de santé chroniques entraînent des frais vétérinaires coûteux pour les propriétaires.
3. Adopter un animal de refuge, un acte responsable
Chaque année, plus de 100 000 animaux (chats, chiens, NAC) sont abandonnés en France. Les refuges sont en permanence surchargés d’animaux de tous âges et toutes races.
Adopter un animal de refuge est donc un acte responsable et compassionnel qui réduit le nombre d’animaux sans abri et d’euthanasies.
Les propriétaires offrent une nouvelle chance à un animal ayant vécu des situations difficiles, telles que l’abandon ou la maltraitance.
Ils contribuent également à résoudre le problème de surpopulation des chats errants. En effet, l’abandon et la reproduction de chats non stérilisés ou castrés est la cause de cette surpopulation.
Cette surpopulation des chats errants engendre de nombreux problèmes pour ces animaux. Ainsi, les chats errants sont souvent confrontés à des difficultés pour trouver de la nourriture et de l’eau, ainsi qu’un abri pour se protéger du froid et de la pluie. De plus, ils sont souvent confrontés à des maladies et des infections, et ne bénéficient pas de soins vétérinaires réguliers, ce qui aggrave leur état de santé.
4. Adopter un animal de refuge est moins cher que d’acheter un animal de race
Adopter un animal de refuge est économique car les frais d’adoption sont moins élevés que ceux pour acheter un animal de race.
Les refuges offrent des forfaits comprenant la stérilisation, la vaccination et l’identification, ce qui réduit les coûts. Ces frais d’adoption sont, a minima, 10 fois moins élevés que les coûts d’achat, d’inscription, des examens de santé et des garanties de santé demandés par les éleveurs.
De plus, les refuges effectuent des contrôles de santé et de comportement et fournissent des soins médicaux à tous les animaux qui en ont besoin avant de les mettre à l’adoption.
L’adoption d’un animal de refuge est donc la solution la plus économique et la plus responsable pour accueillir un animal de compagnie.
5. Adopter un NAC contribue à préserver la biodiversité
Certaines associations sont spécialisées dans les NAC (nouveaux animaux de compagnie), et sont constamment à la recherche de familles pour accueillir ces animaux qui ont été saisis ou abandonnés.
Certains NAC proviennent d’espèces exotiques capturées dans la nature.
Capturer des animaux dans leur habitat naturel pose le problème de la conservation de la biodiversité car on détruit des populations sauvages. A terme, ce sont des espèces entières qui sont menacées.
De plus, le commerce des espèces exotiques est une menace non seulement pour leurs habitats d’origine, mais aussi pour ceux dans lesquels elles sont introduites. En effet, de nombreux animaux exotiques sont relâchés volontairement ou s’échappent. Si elles s’établissent dans leur nouvel habitat, ces espèces dites invasives causent des dégâts à l’écosystème local, à la chaîne alimentaire, apportent des maladies, entrent en compétition avec les espèces indigènes et peuvent causer leur extinction.
Adopter ces animaux exotiques permet ainsi de limiter leur impact négatif sur la biodiversité.
Néanmoins, pour diminuer la demande en NAC, il est impératif de sensibiliser les gens en insistant sur les effets néfastes du commerce des NAC, et sur la difficulté de procurer une vie satisfaisante, c’est-à-dire qui tient compte de leurs besoins biologiques, à ces animaux.